2.05. La bonne nouvelle du royaume de Dieu

Étymologie de « christianisme »

Selon le dictionnaire étymologique de la langue française dirigé par Alain Rey, ce mot serait d’abord apparu en grec (khristianismos) vers l’an 250 avec pour définition « doctrine fondée sur la personne et la parole de Jésus-Christ« . Le mot est composé de « khristianos » qui signifie « chrétien« , nom donné à partir de l’an 64 par les Romains pour désigner les disciples de Jésus appelé le Christ, du grec « khristos » qui traduit le mot hébreu « masiah » (messie) signifiant « oint » c’est à dire « le roi promis par Dieu pour accomplir sa volonté qui est de libérer les hommes de la puissance de Satan » et du suffixe « ismos » qui, dans ce contexte, signifie « doctrine« . Cela correspond donc à la définition grecque initiale : le chrétien est un disciple de Jésus, le Christ, et de personne d’autre.

 

La rumeur qui véhicule que le qualificatif de chrétien a été attribué aux disciples de Jésus pour les ridiculiser ne semble pas avoir de fondement avéré. D’ailleurs, à cette époque et comme depuis longtemps partout ailleurs, il existait une multitude de courants religieux et de sectes. Les chrétiens venus du paganisme, étaient encore peu nombreux alors que les chrétiens juifs étaient davantage assimilés à une secte juive de plus. Il est alors difficile de croire que les chrétiens du premier siècle, qui étaient particulièrement discrets dans l’Empire romain suite à la crucifixion de Jésus, aient pu à ce point focaliser l’attention. Au début du 2e siècle, Pline le Jeune, en charge de l’administration du Pont et de la Bithinie, Provinces romaines de l’Asie Mineure (Turquie) où ce mot est apparu pour la première fois, ne sait même pas qui ils sont vraiment et demande des conseils à l’Empereur.

 

En revanche et sans être encore vraiment persécutés (seulement à partir du 3e siècle), les chrétiens étaient souvent raillés, moqués et insultés uniquement parce qu’ils adoraient un roi crucifié avant d’avoir pu régner (selon les standards terrestres) et pour lequel la société païenne et juive ne pouvait croire qu’il était ressuscité. Il est d’ailleurs question de ces moqueries dans la première lettre de Pierre (1 Pierre 4/14-16). La formation du mot chrétien semble davantage similaire à la formation modernes des qualificatifs actuels qui désignent les membres d’un courant politique : les chiraquiens, les giscardiens, etc.

 

S’autoproclamer chrétien

Ainsi donc, d’après la définition ce n’est pas parce qu’une dénomination religieuse ou politique utilise le mot « chrétien » pour se définir que ses adeptes sont, selon la Bible, des disciples de Jésus-Christ. Nous étudierons ci-après ce que la Bible enseigne à ce sujet. Par d’autres mots ce n’est pas parce que vous vous autoproclamez chrétien que vous l’êtes, ce n’est pas parce que des églises ou prétendues telles se disent chrétiennes que l’enseignement du Christ est le cœur de leur doctrine : la Bible nous dit avec précision que les démons aussi croient en Dieu et même que Jésus est le Fils de Dieu mais ça ne les sauvent pas pour autant de la colère de Dieu !

 

Toutes sortes de dénominations dont nous parlerons par ailleurs, comme les Témoins de Jéhovah, la Science chrétienne, la communauté des chrétiens, la Scientologie, les Mormons, etc. en minimisant le sacrifice du Christ dans le plan de salut de Dieu ou en déformant son enseignement pour coller à leur doctrine souvent bâtie sur les écrits d’un fondateur, s’excluent d’eux-mêmes de la doctrine chrétienne. Toutes sont donc des doctrines en désaccord avec la Bible qu’elles utilisent dans des interprétations non conforme à l’homogénéité de la Parole de Dieu. Dans le cadre de ces discours nous dénonçons toujours les doctrines et non pas leurs adeptes aveuglés par la séduction qui les empêche de voir briller la bonne nouvelle du Royaume de Dieu comme nous en avertit Paul dans son épitre aux Romains.

 

Compte tenu de ce qui précède seuls le Christianisme catholique et orthodoxe d’une part et le Protestantisme d’autre part sont considérés ici comme des doctrines chrétiennes historiques pour lesquelles, comme nous allons le voir, l’incroyable diversité de courants dogmatiques souvent très éloignés de la Bible ne permet pas toutefois de les qualifier dans leur globalité de chrétiens sensu stricto, pire, certains courants très minoritaires enseignent des doctrines très éloignées des Écritures qui leur ont servi de base. En fait, vous découvrirez même que seule une très petite frange du Protestantisme est fidèle à l’unité des Écritures et à l’esprit même du message biblique par le refus d’ajouts dogmatiques venus des traditions profanes ou d’autres religions et qui ont dénaturés le message biblique depuis 1800 ans (voir la page parent : Les religions).

 

Rappelez-vous que nous ne portons aucun jugement sur ce que vous croyez ou sur ce que vous considérez comme étant une doctrine, une idéologie, une religion en laquelle vous placez toute votre confiance pour diriger votre vie. Toutefois, dans le cas présent, ne trouvez-vous pas surprenant que la grande majorité des personnes qui se réclament de l’Église catholique ou orthodoxe (nous les traiterons ensemble) sont atteintes de passivité intellectuelle en ce qu’elles ne vérifient pas dans la Parole de Dieu si leurs croyances sont fondées ou pas ? Ne trouvez-vous pas dangereux d’avoir une confiance aveugle dans des traditions humaines sans fondement biblique tout en refusant le conseil de vérifier par vous-même ? C’est ce que nous nous proposons de vous démontrer point par point dans la suite de cette étude.