2.11. La loi de Moïse a été accomplie pour nous en libérer

Avant-propos

Le judaïsme a pour origine l’Alliance faite entre Dieu et un homme, Abraham, puis entre Dieu et un peuple de la descendance de Jacob, petit-fils d’Abraham, au travers de Moïse. Il ne se limite pas à l’expression d’une religion mais représente aujourd’hui un ensemble civilisationnel beaucoup plus complexe qui existe depuis 3500 ans. Alors le judaïsme conduit d’abord à un Dieu unique à travers un peuple auquel on s’identifie pour cela, avant même toutes croyances et pratiques religieuses. Dans cette page nous parlerons donc uniquement ce qui relève de cette pratique religieuse à la lumière de la Bible et donc de l’histoire même du judaïsme comme d’ailleurs nous le faisons pour tous les courants de croyance, y compris bien sûr pour le christianisme tout autant impacté par la religiosité.

La loi de Dieu

Moïse rédige et organise commandements et ordonnances en une série de cinq livres qui forment la Thora, la loi révélée de Dieu. La Thora scelle ainsi cette première Alliance amorcée avec Abraham, sorte de contrat qui précise les clauses inhérentes à chacune des parties avec en filigrane la révélation du cœur de Dieu dont le point d’orgue s’exprime dans l’institution de la Pâque symbolisant la rédemption des péchés par le sang de l’agneau et ce qu’on appelle les dix commandements. La Bible nous précise que ceux-ci ont été écrit par la main même de Dieu sur des tables de pierre (Exode 31/18), tables qui, plus tard, seront conservées dans l’Arche, justement dite de l’Alliance. La Thora contient différents types de règles et d’ordonnances qui découlent d’elles et de l’obligation d’un acte de rédemption. Le premier culte monothéiste était né dans un environnement de peuples idolâtres, superstitieux et polythéistes. L’instauration de pratiques religieuses précises liées à un calendrier, participent alors au devoir de mémoire de tout le peuple qui se soude et s’identifie grâce à elles. A cause de l’originalité de son monothéisme et son devoir de sanctification, le judaïsme a donc, dès le début de son histoire, été combattu tour à tour par tous les peuples qui l’entouraient, de près ou de loin, preuve indéniable de l’origine divine de la Thora que le diable a toujours voulu détruire dans l’œuf en commençant par l’esclavage en Egypte.

 


A la lumière de la Bible

  Les ennemis d’Israël s’opposent à Dieu 

Quel est le plus important pour vous : vivre selon toute la loi ou suivre seulement vos traditions ?

Manipulations de la théologie judaïque

La loi, l’ombre des choses à venir

Toutefois, remarquez que cette Alliance n’est pas le fruit d’une négociation mais la seule volonté de Dieu car l’homme ne se trouve pas en position de prétendre à quoi que ce soit, s’étant lui-même séparé de son Créateur par sa désobéissance en Adam. Cette Alliance est donc à l’initiative de Dieu qui, par amour, choisit de donner à l’humanité une seconde chance à travers un peuple qui sera son messager et qu’il crée de toute pièce à partir d’un homme, Abram. Pour simplifier, selon cette alliance, le manquement à une règle doit faire l’objet d’une pénitence qui se traduit par des offrandes sacrificielles régulières, exécutées dans le cadre de règles sacerdotales plus ou moins complexes ; or se rendre coupable d’une seule faute équivaut à être coupable de toute la loi. Par exemple si vous mentez (faux témoignage), vous devenez aussi coupable d’adultère, de vol, de meurtre, etc. C’est quand même mieux d’être sous la grâce de la Nouvelle Alliance que sous la loi de la première !

 

L’accomplissement de la loi a entrainé la destruction du temple

Donc la loi était inapplicable, chaque adepte la transgressant, souvent malgré lui, plusieurs fois dans une seule journée. En fait, le rôle de la loi était de montrer aux hommes qu’ils ne pouvaient pas racheter leur désobéissance (auto-rédemption) par des œuvres ou des sacrifices ; d’ailleurs depuis 2000 ans et la destruction du temple, qu’en est-il de la pratique du sacerdoce ordonné par la Thora ? Dieu a permis la diaspora et la destruction du temple par les romains en 70 de notre ère, justement, pour qu’Israël ne pratique plus la loi, le temple étant devenu inutile puisque Jésus a accompli définitivement la loi par sa mort pour le rachat de nos péchés.

 

Contrairement à ce que les fondamentalistes juifs enseignent sur les critères qui définissent le Messie et leur font rejeter Jésus, toutes les prophéties où il est écrit que le Messie viendrait une première fois pour mourir et ressusciter avant de revenir en roi sur le Mont des Oliviers sont ignorées, tout simplement pour maintenir leurs traditions et entretenir ainsi leur différence en tant que peuple à part, juste par sophisme religieux. Le troisième temple ne sera pas la reconstruction physique d’un temple fait de main d’hommes. La Bible dit que Dieu est esprit et habite désormais par son Esprit Saint dans chaque disciple du Christ comme il habitait dans l’Ancienne Alliance chez les rois et les prophètes oints de l’Esprit. La Bible dit alors que nous devenons désormais le temple de Dieu et que le Saint Esprit habite en nous (1 Corinthiens 3/16-17) si du moins vous avez reconnu Jésus comme votre sauveur et maître (sens du mot Seigneur).

Le ferment du légalisme

L’originalité d’un culte monothéiste soude le peuple après quarante ans d’errance dans le désert dont le but a été de le débarrasser de la rébellion qui, paradoxalement, le rendait nostalgique de sa condition d’esclave. Une nouvelle génération prend finalement possession de la Terre promise à Abraham et devient physiquement une nation libre qui s’identifie par sa spiritualité unique. Tel qu’expliqué dans l’onglet parent (Les religions), le judaïsme devint en quelques siècles dominé par ses pratiques religieuses : le peuple, poussé par les dirigeants spirituels que Jésus traita de conducteurs aveugles, essayait d’accomplir en vain chaque ordonnance et précepte de la loi à la lettre si bien qu’il en oubliait le cœur même de Dieu c’est à dire l’esprit de la loi et surtout quel était son rôle. La nation tout entière en était donc arrivée à accomplir des œuvres religieuses d’auto-rédemption, étant devenue légaliste et renfermée sur elle-même. Elle devient une religion qui transmet la pratique de rites et de traditions tirés de la Thora pour plaire à Dieu afin d’être sauvé, en rejetant le plan de salut en Jésus-Christ que Dieu avait préparé dès la fondation du monde :

 

« … ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères mais par le sang précieux de Christ comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde et manifesté à la fin des temps à cause de vous qui par lui croyez en Dieu. » (1 Pierre 1/18-20)